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Plusieurs personnes nous demande comment avons-nous commencé ce
genre d'affaire? Dans notre première lettre éditoriale "newsletter"
nous avons donné un bref appreçu sur notre vie au Mexique.
Pour ceux, parmi vous, qui aimeraient en savoir plus, voici l'histoire.
Il était une fois..... Deux jeunes amoureux, de Montréal,
nouveaux marriés de juillet 1966, ils avaient décidé
de se lancer en affaire pour prendre avantage de l'EXPO 1967. La compagnie
portait le nom de "Aérial Sign Co. qui existe toujours, sous
le nom de Skycom du Canada Ltée. L'ouverture fut du type Canavéral
avec plusieurs délais, mais en décembre 1967 la compagnie
qui avait un sous-contracteur durant l'expo, a reçu sa license
officielle pour opérer une classe sept AIRA ( inspection aérienne,
reconnaisance et publicité ). A ce temps de l'année , en
hiver, les opérations étaient futiles et hiverniser au Mexique
semblait être une bonne idée. Comme Bill Semeyn connaissait
Acapulco, il savait que le Mexique était un endroit très
économique, un plus d'être un aussi beau paradis que sa ville
natale, Victoria C.B., c'est à ce moment qu' il se dirigea vers
les cieux du Mexique avec sa jeune femme, pour revenir à Montréal,
au printemps avec les EXPOS au parc Jarry.
Bill ayant travaillé dans l'industrie de la photographie, avant
de fonder Skycom, avait un ami dans ce même domaine. Cet ami était
maintenant avec Xérox, qui venait tout juste d'introduire le copieur
à papier régulier. Rien n'était trop beau pour leurs
gars, et cet ami avait gagné un voyage à Puerto Vallarta
en 1965-1966. Il ne faisait que vanter la beauté de PVR.. Certainement
que ce paradis doit être sur votre itinéraire nous disait-il?
et c'est ainsi que nous y sommes venus, avec notre petit avion Cessna
170B- Les deux tourteraux sont atterris à Puerto Vallarta en décembre
1967, il y a plus de 30 ans. L'ironie est que même si nous avions
le livre de Arthur FROMMS dont le titre était: "Mexico $5.00
par jour" le jeune couple n'a pas aimé leur première
nuit à l'hôtel Paraiso. Premier hôtel construit au
centre de Puerto Vallarta, (maintenant où est situé le magazin
de vêtements de Carlos O'Brien), offrait un prix modique de $3.00
U.S. Mais comme la salle de bain était au bout du passage et qu'il
y avait seulement un rideau pour l'intimité, ceci laissait Bill
aux aguets chaque fois que sa partenaire, taillée au couteau, avait
à sortir de leur chambre. Alors le lendemain la première
chose à faire fut de chercher une autre place. Selon Arthur Fromm,
il semble qu'ils avaient trouvé ce qu'il y avait de mieux dans
le pas cher. Au déserpoir, ils ont décidé de retourner
à l'aéroport pour continuer leur route vers Zihuatanéjo,
500 milles au sud-est. A l'aéroport, ils ont rencontré des
difficultés qui furent critiques à la tournure des évènements
suivants.
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Bill a discuté avec le "dispatcheur" de l'aéroport
mais sans gain. Il était trop tard, et il n'y avait pas assez de
lumière du jour pour atterrir à Zihuatanéjo, avant
la tombée de la nuit, le "dispatcher" restait ferme sur
sa décision. Il était hors de question de partir, il n'accepterait
pas le "flight plan". "Señor, revenez demain"
nous dit-il. Désemparrés ils sont retournés en ville,
sur leur mini Honda et ont décidé d'aller à la plage
et de se préoccuper de chercher une chambre d'hôtel plus tard.
De là, le vent a changé. A la plage il y avait les 40 touristes
de la ville et parmi eux, un groupe spécial de Chicago, des Russes
bien accommodants. Tout ce que vous avez entendu dire sur les Corsaires
est vrai, seulement je pense que la téquila est plus stimulante que
la vodka. Nous nous sommes joints à ce groupe qui était en
admiration juste à penser que nous étions ceux, qui avaient
razé les plages en petit avion, le jour précédent.
Où demeurez-vous nous demandent-ils? Nous leur avons expliqué
notre dilème et c'est alors qu'ils nous ont pris sous leurs ailes
et nous ont amenés au POSADA del PEDREGAL, situé opposé
du marché municipal. Cette auberge qui existe toujours avait des
chambres avec salle de bain pour la modique somme de $5.00 par soir et c'était
propre. Nous étions à notre goût! Cette leçon
d'avoir une accommodation propre, comfortable, à bon prix, est restée
dans notre idée. Nous sommes restés 1 mois et trois jours
avant de continuer notre chemin à travers MEXICO, jusqu'à
COZUMEL. De là au-dessus de la mer (oui toujours dans le Cessna 170B)
nous sommes atterris à CUBA en march 1968, au moment où la
piraterie de l'air était à son plus fort.
Le reste est facile à imaginer. L'année suivante "
la congrégation avec les Russes est devenue un rendez-vous annuel.
Le Pédregal fut notre toît pour une couple d'année
avant que nous commencions à penser d'acheter quelque chose. Nous
avions un budget de $1100. cad. pour trois à quatre mois et le
avgas (essence d'avion) n'acceptait pas de carte de crédit. "Solamenté
efectivo señor". Après avoir eu un accident d'automobile
où la voiture fut détruite revenant du party officiel de
la joute de la coupe Grey, chez Terry et Gladys Harper (vous rappelez-vous
de la fameuse défense Terry Harper avec Laperrière?) nous
sommes partis pour Puerto Vallarta. - Cette année là, nous
avions pris un casier postal à Puerto Vallarta, apdo # 411. Vous
pouvez reconnaitre les premiers venus par le numéro du casier postal,
au centre de PVR. Je connais quelqu'un qui a le # 10. Autres vont par
le numéro de téléphone 2-00-18, qui indique la 18
ième ligne téléphonique à Puerto Vallarta!
Donc, le chèque de l'assurance automobile est arrivé au
casier postal. Un jour faisant une marche rapide avec le jeune et unique
gérant de banque de Puerto Vallarta, Javier Gonzalez, Javier indiqua
à Bill une propriété que la banque était pour
reposéder sous peu. Le propriétaire avait un grand mal de
dents et nécessitait des soins médicaux, donc il voulait
vendre ses droits. Au retour, Bill et Javier se sont arrêtés
pour examiner la propriété. Javier confia à Bill
qu'il l'aurait bien aimée pour lui même, mais ayant une jeune
famille, il n'était pas en moyen, à cette période,
donc il l'offrit à Bill, la perception étant que tous les
"Gringos" ont beaucoup d'argent. Et bien oui le chèque
de l'assurance était suffisant pour retenir les droits sur les
250 mètres de terrain, avec la fondation qui était commencèe.
Le restant était payable dans un an. En autres mots, nous assumions
la dette du propriétaire envers la banque, d'une manière
amicable, ce qui lui laissait une petite somme pour prendre soin de sa
santé. Presto un nouveau propriétaire au Mexique. Les pilliers
et la fondation sont CASA ANITA #1, nommée après l'épouse
de Bill qui est canadienne française. Les deux sont marriés
depuis 33 ans.
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